Comment procède un fraudeur ?

En cas d’usurpation d’identité, les fraudeurs utilisent abusivement les données personnelles dont ils se sont emparés par phishing ou malware.

Mais d’autres scénarios sont aussi possibles :

  • Les fraudeurs peuvent demander, en votre nom, auprès de votre banque un code d’authentification de rechange sous le prétexte que « vous avez perdu l’ancien code ». La banque envoie ce nouveau code à votre domicile et le fraudeur le subtilise dans votre boîte aux lettres. Ce risque existe surtout dans les immeubles à appartements où toutes les boîtes aux lettres se côtoient et où il est plus facile de fracturer la serrure. 
  • Pour un fraudeur, certaines informations sont aussi aisément accessibles via les réseaux sociaux. Soyez donc prudent(e) lorsque vous postez des informations sur ce type de sites. 

Dans le viseur : « fraude CEO »

Le fraudeur vous contacte par téléphone ou par courriel et se fait passer pour un représentant d’une institution (publique), un auditeur qui rédige les procédures de paiement internes ou un informaticien qui doit sécuriser les paiements. Il s’efforce par ce biais de mettre la main sur des informations précieuses comme l’identité des collaborateurs qui sont habilités à effectuer des paiements.

Dans d’autres cas, il se peut aussi que le fraudeur abuse du nom de la direction de l’entreprise ou d’un collaborateur de confiance et exige le respect de la plus grande discrétion. 

Dans le cadre d’un « contrôle fiscal » ou de « la reprise de l’entreprise », le fraudeur impose un paiement urgent et exige que vous contourniez les procédures de paiement en usage. 

Dans le viseur : fraude à la facturation

La fraude à la facturation consiste à prélever des factures dans la boîte aux lettres des victimes et à modifier le numéro de compte du bénéficiaire. Dans certains cas, les données de contact de l’émetteur de la facture sont même modifiées de telle manière que les éventuelles demandes d’informations aboutissent auprès des fraudeurs. Vous payez ainsi votre facture non au bénéficiaire normal mais au fraudeur.